Archives 2025

Merci du fond du cœur

Rédigé par Nathalie Legrand - - Aucun commentaire

Message d'un lectrice : 

« J’ai fini le livre ‘La quête de la Liberté intérieure’. J’ai mis du temps, mais j’avais besoin de le prendre pour apprendre et bien intégrer ce qui était écrit. Cela m’a permis de découvrir en moi des maux qui existaient depuis mon enfance, mais que je n’arrivais pas à décrire. À travers ce livre, je pense avoir compris certaines réactions, certaines émotions qui parfois me submergent…. Merci du fond du cœur. ». 

A. 

Il existe des moments de grâce, des moments dans lesquels le temps se pare d’éternité. Il y a peu, des minutes de ces instants bénis se sont, telle une bruine d’étoiles, dispersées sur mon existence. Elles ont réchauffé mon cœur, colorié mon âme de bonheur. Ce sont les mots de A. qui ont délicatement poussé cette joie jusqu’au seuil de ma nuit ; ces propos sont le fruit de sa lecture de « La quête de la liberté intérieure ». A., je ne la connais pas, je ne l’ai jamais vu, elle est entrée dans ma vie sur la pointe des pieds de la bienveillance comme personne (mis à part mes proches) n’avait su le faire jusqu’alors, depuis septembre, l’annonce du cancer. Alors que la maladie, tel un tsunami, déracinait violemment ma vie à la quiétude de l’ordinaire, elle a su et sait être présente. Ses préoccupations qui ne faiblissent jamais, ses sollicitations patientent, ses intentions à mon égard nichées dans son habituel, tout m’ait d’un doux et précieux réconfort. Elle est une personne comme peu de gens savent être, une femme qui a à cœur l’intérêt de l’autre, qui a chevillé au corps l’amour pour autrui et la nécessité du bien être de ses proches quitte à parfois s’oublier elle-même.

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Classé dans : Ecriture - Mots clés : aucun

Joyeuses Chimios

Rédigé par Nathalie Legrand - - Aucun commentaire

Nausées, fatigue, diarrhée, épuisement, bouche pâteuse, sensibilité accrue à certaines odeurs, chaque effet secondaire de la chimiothérapie semblait patiemment s’essuyer les pieds sur le paillasson de mon existence avant d’y pénétrer sans y être invité et ce dans la ferme intention de la mettre à mal, de me mettre ko. Dans une attente perverse, une fièvre à plus de 39 degrés puis des inflammations buccales se sont invitées à une fête organisée sur les restes de mon être.

Dans cette joyeuse ambiance (ironique), certaines choses sont devenues secondaires comme les douleurs postopératoires liées à la pose de la chambre (dispositif nécessaire à pouvoir injecter les produits de la chimiothérapie), et ce malgré le fait que l’implantation du dispositif ne se résume en un seul terme : barbare. Pour chaque invité, il a fallu s’adapter. S’alimenter devenait tout un art pour contrer les nausées, pour parer la diarrhée, un bol de chocolat que j’aurai englouti un jour devenait, à cause des turpitudes de mes intestins, indésirable le lendemain, je devais soudainement bannir une réconfortante soupe de vermicelle en raison de sa capacité à aggraver les irritations provoquées par les mucites.

Et puis, il y a tout le reste comme devoir faire le ménage et la cuisine avec des gants en caoutchouc pour garantir le vernis de mes ongles fragilisés par les produits de la chimio, tout autant que de protéger mes mains de micro blessures susceptibles d’héberger bactéries et microbes en passe de me faire vaciller (en cause, mon système immunitaire en berne). Je ne peux aussi qu’entreprendre des tâches courtes afin d’éviter que la fatigue m’assaille. J’ai dû tout autant changer de gel douche surgras, car écœurée par l’odeur de rose de celui acheté pour l’occasion. Tout devient complexe et doit faire l’objet de réflexions. Mon sommeil que bien trop souvent aléatoire, n’aide pas à récupérer, mon esprit s’enlise encore dans les maux tout autant que les mots de cette saloperie de maladie.

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