L'humanité Au Vitriol !

Rédigé par Nathalie LEGRAND - - Aucun commentaire

Qu'existe-t-il comme terme en dessous de la politesse ?

Le respect, le dédain, l’ignominie, l'indifférence.

Et au-dessus ?

Qu'existe-t-il comme terme en dessous de la politesse ?

Le respect, le dédain, l’ignominie, l'indifférence.

Et au-dessus ?

L'amour, la cordialité, la reconnaissance, la bienveillance.

 La langue française est riche et prometteuse.

Ces quelques lignes sont le reflet de mes réflexions, suite aux prospections commerciales que j'ai effectuées ces dernières semaines. Je m'en explique. Afin de mieux me faire connaître ainsi que mon travail, j'ai décidé de prospecter des magazines féminins en leur expliquant mon parcours et en leur exposant mes projets. À l'issue de ces multiples prises de contacts et relances, je n'ai reçu qu'une réponse de la rédactrice en chef du magazine « Psychologie » qui a transmis mon courriel à la responsable du service livre, en me précisant toutefois que cette personne était très, très occupée, débordée. En bref elle me laissait peu d'espoir. Elle avait raison. Je n'ai reçu comme retour de cette dernière, qu'un accusé réception : un « read » laconique.

J'entends alors les voix de mes détracteurs s'élevant et proclamant : « Elle radote la Nathalie ! Alzheimer la guette ! Elle a déjà écrit, il y a quelques années, un tel billet d'humeur intitulé le silence est violence. Et puis on le sait déjà tout cela. On ne vit pas sur l'île aux Enfants. Enfin Nathalie !!! »

Oui je le sais, mais là, pour le coup je suis vraiment en colère face à la banalisation de ce phénomène que je reçois à chaque fois comme une véritable gifle et le vis comme une réelle injustice. J'ai déjà traversé de telles épreuves et j'en connais les causes et les raisons, de celles qui m'incombent. Mais le sujet n'est pas là car même s’il raisonne en moi personnellement, il reste indispensable à évoquer le fait de ses répercussions certaines et possiblement destructrices. Rien ne change vraiment. Ces hommes et ces femmes qui ne daignent même pas répondre par un « oui », par un « non », par un « je suis désolé(e) », manquent cruellement à un devoir des plus élémentaires : celui de l'humanité.

 

HUMANITÉ : Caractère de ce qui est propre au genre humain (sens 3 du dictionnaire). Alors me direz-vous, il ne reste plus qu'à définir le genre humain. Vaste sujet. Pour ma part, je le spécifie comme tel : s'intéresser, s'ouvrir, partager, écouter et entendre l'autre. Cela reste « MA » définition ( quelque peu partagée par Mr Larousse) bien loin d'être exhaustif, mais se serait trop long et certainement rébarbatif de l'évoquer entre ces lignes.

Selon mes observations et mes échanges, je déplore que ces valeurs soient de moins en moins partagées par une population toujours plus croissante.

Alors oui, bien sûr, je peux admettre ne pas être dans l'air du temps, que mon travail n’est pas assez retentissant pour faire le buzz, que mon parcours souffre d'un manque ou d'un trop-plein, pas suffisamment vendeur voire racoleur. Mais est-ce en cela que mon message ne mérite même pas quelques minutes du temps de ces personnes à la vie cabossée ou épargnée ? Au quotidien apaisé ou surmené ? De ces gens qui ne daignent plus répondre, ni même regarder l'autre dans la mesure où il ne représente pas grand-chose voire rien pour mettre en valeur leur ego ou leur carrière ?

 

Peu importe ! Mon temps n'est plus aux excuses, aux interrogations, à l'autoflagellation et à l’échafaudage d’hypothèses de plus en plus branlantes. Chacun d'entre vous est responsable de vos actes aux conséquences non conséquentes à vos yeux, du moins j'ose l’espérer. Cela vous entraînerait alors dans d'autres travers que je ne puis exprimer ici.

Arrive alors une question simple. Que faut-il faire et dire pour que cela change ?

Faut-il encore des attentats, des morts, des atrocités pour qu'une once de bienveillance pénètre votre esprit et circule dans vos veines dans le but de vous laisser les yeux ouverts ? Question atroce, je l'admets. Eh oui parce que ce n'est que lors des événements dramatiques que nous avons vécu ces dernières années que j'ai pu constater l'humanité s'animer au fond d'un plus grand nombre. L'horreur, sans doute, la peur, certainement, avaient, dans le sang, unifié les hommes et les femmes pendant un temps trop court.

Ceci n'est pas une requête ni une complainte, juste une constatation qui ne peut faire que pleurer l'humanité tout entière. Je reste persuadée que de tels comportements portés par l'indifférence et le dédain creusent le lit des inégalités, exacerbent les jalousies, divisent les gens et nourrissent les extrêmes. Les extrémistes et les fous ne sont pas les uniques acteurs de la violence, nous le sommes tous à notre niveau, dans notre quotidien. Notre, votre violence est bien concrète elle aussi, plus présente, plus sournoise, c'est celle que l'on banalise, que l'on balaye d'un revers d'excuses sans arrêt renouvelées.

Responsable et coupable !

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