Douze mois déjà…

Rédigé par Nathalie LEGRAND - - Aucun commentaire

Clouée à l’horizontale par l’inquiètante volonté de ne pas faire encore suffisamment attention à moi, je calcule et je réfléchis. Je réfléchis et arrive à la conclusion que cela fait presque douze mois que je n’ai pas écrit de billets d’humeur. Presque une année. Une fois mis noir sur blanc, ce constat peut renvoyer une impression étrange et logiquement interrogative. Mais qu’est-ce qu’elle a bien pu faire pendant ces deux fois six mois ? Ce n’est pas le manque d’inspiration qui m’a écartée du chemin de mes chroniques, loin s’en faut. En effet, il y a de longs mois de cela, j’ai entamé le travail sur mon deuxième roman, en ai modifié le scénario en cours de route, avant d’en abandonner la réalisation pour, sans doute mieux le reprendre deux à trois mois plus tard. Après y avoir travaillé de nouveau, sur un laps de temps que je serais bien incapable de définir, fin juin de l’année dernière, j’ai, une fois de plus, délaissé l’œuvre pendant des semaines et ai répondu à la pressante résolution dictée par ma petite voix. En effet, un besoin impérieux d’accoucher de mon deuxième ouvrage sur le développement personnel s’est fait de plus en plus vif. Dès celui-ci achevé, j’ai donc à nouveau logiquement besogné sur mon roman.

Cette manière labyrinthique d’avancer n’a pas été forcément guidée, je le conçois tout à fait, par le bon sens. Mais est-ce que l’esprit de l’écrivain se doit d’évoluer avec entendement, et comment définir au mieux celui-ci ? Rien, rien, rien et rien, en tous les cas pas le mien. Ceci pour comprendre que ma vie est loin d’être un long fleuve tranquille et qu’en ce sens, aime la qualifier de chantier en perpétuel mouvement. C’est certainement à travers cet état que je puise la force, l’inspiration à la réflexion et à l’écriture, cependant, il reste tout autant possible que cette situation rende mes élaborations et mises en application alambiquées et tumultueuses. Tout cela apporte des résultats, je l’espère, de qualité, mais peuvent de l’extérieur passer pour de la nonchalance voire de la paresse.

Si je fais le choix entre ces lignes de vous faire part de mon expérience, c’est bien pour démontrer que l’artiste, quel que soit le domaine dans lequel il officie, crée avec ses tripes, son histoire, ses états d’âme donc avec ce qu’il est de visible, mais aussi d’invisible.

Je ne peux m’empêcher avant de clore ces quelques paragraphes de rebondir sur une pensée qui se pointe à l’orée de mon esprit. En effet n’est-il pas antinomique d’écrire sur le développement personnel qui est censé être une variable positive de notre société et tout en même temps travailler sur des romans noirs ? Promis je vais y réfléchir...

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