Cela faisait longtemps

Rédigé par Nathalie LEGRAND - - Aucun commentaire

En effet cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit de billet d'humeur.

Quelles en sont les raisons ?

La première, mais pas la principale, est que je travaillais sur l'écriture de mon troisième livre.

La seconde n'existe pas, simplement les méandres de la vie font que quelquefois ce que vous trouviez primordial hier vous paraît plus futile aujourd'hui. C'est mon cas et c'est pour cela que je communique moins voire pratiquement plus sur les réseaux sociaux. Est-ce un passage, une volonté définitive ? Je ne le sais pas trop. On verra bien.

 

Et maintenant alors ? J'ai mis le travail sur mon livre entre parenthèses et en ai compris la nécessité et la cause la semaine dernière suite à la participation lors de mon premier salon du livre (cf prochain billet d'humeur). Le détachement de l'écriture s'est fait petit à petit et m'a envahie au fil des jours. Au début, tous les prétextes justifiaient cet état, la fatigue, le manque de courage, l'esprit ailleurs, etc. Et puis peu à peu je me suis aperçue que malgré mon acharnement, finaliser mes idées me prenait de plus en plus de temps et j'arrivais à mettre plus d'une heure pour écrire une phrase qui finalement me convenait à peine. C'est un sacré terme « mettre en forme ». En effet, tout se mêlait et s'entremêlait dans mon esprit, le quotidien de plus en plus lourd, l'écriture dans laquelle. Je n'avais plus l'impression de progresser et avais donc des incertitudes tenaces pour l'avenir.

Alors encore une fois, j'ai suivi les sages conseils de mon mari qui m'a dit « Laisse le temps faire ! Sois patiente !». J'ai donc apprivoisé mon impatience, fait taire mes doutes et ce avec plus où moins de culpabilité.

C'est en quelques jours que les choses ce sont remises en place dans mon esprit. J'allais trop vite et devais simplement me concentrer sur le présent dans lequel l'avenir prenait vie. Mon entreprise de fabrication de bijoux allait disparaître pour donner naissance à ma future maison d'édition Je me devais de prendre soin de moi dans ces moments de transitions primordiaux et ne pas courir pour céder à des courses contre le temps, ancien démons de mon histoire. Je devais toujours encore m'imprégner du fait que je n'avais rien à prouver aux autres, ni à moi-même d'ailleurs, juste faire confiance.

Ma maison d'édition aura un site, un nouveau logo que vous découvrirez, je l'espère, dans les prochains mois.

La morale de ce billet est que le chemin dans la liberté reste semé d'embûches que je préfère nommer comme « signes » qui pourraient, sans manque de bienveillance et de confiance en la vie, me faire retomber dans d'anciens travers torturants.

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