Retour de Salon

Rédigé par Nathalie LEGRAND - - Aucun commentaire

Afin de renouer avec une ancienne tradition quelque peu délaissée, je viens vous faire un récit de mon retour d'expérience sur le salon Bien-Etre de Civray auquel j'ai participé le week-end dernier.

Tout d'abord l'organisation était au top avec une équipe hyper sympa, disponible et motivée, je tiens à travers ces quelques lignes à remercier toutes ces femmes et ces hommes pour leur gentillesse et leur disponibilité.

Pour ce qui est de mon ressenti, ces deux jours m'ont réconciliée avec les salons. En effet comme vous aviez pu le constater à travers mes billets d'humeurs précédents, j'avais été quelque peu déçue (et le mot est faible) par mes dernières sorties dans les salons du livre et de l'ambiance qui s'en dégageait. Ce week-end, c'était tout le contraire. J'ai eu l'impression de respirer à nouveau, tout simplement. J'ai fait de belles rencontres et une plus particulièrement magnifique avec Maya (Happynature). Sa bonne humeur, sa folie et son histoire ont rendu mes deux jours lumineux. J'ai aussi appris plusieurs choses sur la fabrication des savons au lait d’ânesse, découvert les auras lumineuses, écouté les chemins de vie, bref je me suis nourrie.

J'ai compris que je ne connaissais pas grand-chose dans ce vaste univers nommé du bien-être. En effet, certaines pratiques aussi obscures que leurs vocabulaires, m'ont paru bien floues (méridiens, atlas, ayurveda etc...). Au-delà d'une soif (que je n'ai pas la volonté d'étancher) de comprendre toutes ces méthodes, je me suis projetée quelques minutes en tant que « demandeuse », « patiente », « cliente » face à tous ces procédés et me suis sentie bien perdue.

Qu'est ce qui se cache, se profile derrière ces pratiques qui convergent vers un but commun qui est le mieux-être ? Comment s'y retrouver ? Laquelle correspond à quoi, à qui ? Je ne saurai le dire...

Je ne suis pas là pour écrire sur leur légitimité, leur valeur, ou bien encore leur résultat. Ce qui m'interroge, c'est leurs multitudeq et le flou que cela peut engendrer chez une personne « en recherche de » ou « en demande de ». Pour étayer mon propos, j'ai pu voir certaines personnes consulter une tarologue, promettre de prendre un rendez-vous avec ma voisine dans son cabinet de réflexologie plantaire puis s'asseoir entre deux paravents de l'hypnothérapeute quelques stands plus loin, le tout dans une progression aussi disciplinée qu'un plat cuisiné sur une chaîne de fabrication. Là, je n'ai pu m'empêcher de penser à l'incohérence de ce fonctionnement sans sens mais qui reflétait banalement la souffrance de ces personnes à la recherche d'un mieux ou d'une réponse quelconque. J'ai alors espéré que toutes ces étapes franchies par ces femmes puissent leur apporter un réel réconfort et souhaité qu'elles ne soient pas plus perdues à la fin qu'au début de leur périple.

A contrario, ce genre d’événement peut être aussi le lieu propice pour un déclic, une étincelle à travers une rencontre, une pratique, une formulation, un mot. J'ai aussi réalisé à travers les échanges avec les visiteurs qu'il faut une grande humilité pour pouvoir guider l'autre. La distance et l'égard ne peuvent être possibles qu'avec l'expérience de la vie et un travail au préalable sur soi-même. Mes derniers propos ne se veulent nullement prétentieux mais sont le seul résultat de mes observations.

Savoir écouter dans la bienveillance, pouvoir accueillir la parole, communiquer sans jugement et se taire dans le respect, demandent d'avoir traversé des épreuves, de la pratique et beaucoup d'amour.

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