Billet d’humeur post confinement

Rédigé par Nathalie LEGRAND - - Aucun commentaire

Il y a quelques jours de cela tandis mes oreilles entendaient sans réellement les écouter les dernières nouvelles sur la pandémie, actualités aux effluves rances, je tentais de ranger, entre le presque dernier ouvrage de Jean-Christophe Grangé et l’indémodable « La folle allure » de Christian Bobin, quelques exemplaires de mon dernier ouvrage. Il fallait bien l’admettre, ces informations égrenées sur le ton d’une oraison funèbre, malgré une volonté aussi acharnée qu’opiniâtre de ne pas vouloir les assimiler, arrivaient à pénétrer le moindre atome de mon être. Elles étaient comme ces musiques d’ascenseur capables de vous marteler la tête pendant de trop longues heures : aussi poisseuses qu’horripilantes. Mes yeux se sont alors posés sur le titre : La Quête de la Liberté intérieure. Dans le même temps, une question s’est érigée dans mon esprit telle une banderole de manifestation aux majuscules démesurées, presque grotesques. « Était-ce le moment ? ».

Elle était légitime cette interrogation. Était-ce (réellement) le moment de mettre en avant le fruit de mes expériences ?
Était-ce la bonne période pour inciter de futurs lecteurs à se plonger dans mon livre alors qu’il était si compliqué de tenir la barre de ses propres états intérieurs balayés par des vents extérieurs capables d’ébranler les desseins du plus courageux et rationnel des hommes ?
Le contexte sociétal se prêtait-il (foncièrement) à délivrer le message qu’il était possible d’accéder à la liberté intérieure alors qu’une morosité diffuse ravivait sans cesse les braises froides d’un pessimisme ambiant dont il était aussi difficile de s’extraire que de se dégager de sables mouvants ?

A peine mon regard se fut-il écarté des lettres blanches de la couverture que la réponse s’était imposée à moi. Une évidence ! Il n’y avait pas de moment idéal et encore moins de conjonctures favorables pour vouloir être mieux, être heureux, être libre. Chacun d’entre vous sait ou saura. Sait ou saura quand le moment sera là pour se pencher sur vous-même, sur des pans de votre existence, sur votre histoire plus ou moins tumultueuse.  Sait ou saura quand le temps sera venu de suivre une force intérieure jusqu’alors enveloppée de mille (bonnes) raisons pour ne pas agir et ainsi bâillonner (pour un temps) votre petite voix, qui soyez en sûr, même si vous la percevez tel que le pansement  tenace du capitaine Haddock, se manifeste toujours pour votre bien.

Libre à chacun, donc, de s’emparer de mon travail, de le traverser, de le faire sien.

Ce billet démontre une chose que la liberté intérieure peut parfois être soumise aux quatre vents de réalités angoissantes et qu’il est par conséquent aisé, de se faire happer par ses propres doutes, ses sales craintes avec lesquelles, il est plus ou moins simple de cohabiter, selon les jours et ses humeurs.

J’en suis l’humble et la perfectible démonstration. L’essentiel est d’en avoir conscience et de savoir (ré)agir en conséquence. Cela fait partie intégrante du processus de changement et d’évolution.

La Quête de la Liberté Intérieure est disponible sur www.enfin-libre.fr

Vous pouvez (re)trouver mes billets d’humeur sur www.nathalielegrand.fr

 

Belle lecture et belle découverte.

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